Jeu et apprentissage scolaire
Ludant et Ludé
Chaque jeu a minimum deux aspect indissociables.
D'un côté, il y a l’objet matériel, tel un terrain, un plateau de jeu, des pions, un ballon, etc., dont l'utilisation est régit par des règles du jeu.
De l’autre, il y a des aspects qui ressemblent aux us et coutumes du monde. En conséquence, certains jeux demandent d’affamer, de dépouiller son adversaire pour gagner (Monopoly par exemple) et d'autres le contraire (Awalé...). D’autres jeux, l'extermination est la règle principale (jeu de dames) et encore d'autres où dominer suffit (jeu d'échecs).
Le "ludant", c’est ce qui permet de jouer et ce qui est joué est le "ludé".
Par exemple, quand l’enfant joue à la dinette, il se prend pour un adulte qui fait ses tâches ménagères, et l’imite comme s’il prenait sa place au sein de la famille. Il fait comme si il était « grand ». Dans ce cas, la dinette est le « ludant », et la place sociale de père ou mère dans la famille est le « ludé ».
Cette capacité du jeu de modéliser les valeurs morales mais aussi formelles du monde en fait un outil éducatif probablement influent.
La question est de savoir si l'école peut l'utiliser ; si la gestion du jeu au sein de l’éducation telle qu’elle est instaurée ne banalisera pas l’autre au mépris de l’autre, et si on ne minimisera pas la valeur de l’éducation par rapport à un simple jeu.
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